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Pourquoi ce nouveau guide de Paris ?

Autour de Paris c’est Paris pris au sens large, avec ses marges. C’est la ville d’hier, celle d’aujourd’hui et celle de demain. Le Grand Paris existe déjà depuis longtemps. Il prolonge une histoire où Paris n’a cessé de déborder ses enceintes, de l’île de la Cité au périphérique. Ici intra muros et extra muros se répondent comme la continuité d’un même territoire. Errer dans Paris avec l’esprit des ruines et le goût de la modernité, explorer le centre et la banlieue, arpenter l’espace domestiqué ou sauvage, jardins partagés ou terrains vagues, découvrir le patrimoine industriel ou les nouveaux immeubles neufs sont autant de perspectives immédiatement réalisables. La ville s’offre à vous dans l’ombre ou dans la lumière, de part et d’autre de ce périph’ que certains refusent de franchir.

Piéton de Paris

Comme Léon-Paul Fargue qui disait que « le 10e est un quartier de poètes et de locomotives », je suis depuis toujours un piéton de Paris, un promeneur fasciné par son histoire à laquelle j’ai consacré des articles et des guides. Je vous montre une venelle provinciale cachée derrière les Maréchaux, un terrain vague graffité ou une maison abandonnée. Je vous mène dans une cour verdoyante, sur une passerelle d’où le regard embrasse la ville. Découvrir de nouveaux horizons, sortir des sentiers battus, créer des parcours inattendus : voilà ma démarche. Ce ne sont pas des promenades littéraires habituelles que je propose, mais celles de héros de romans. Ce ne sont pas des sites touristiques usuels que je vous invite à découvrir, mais des friches, des ponts, des culs-de-sacs restés parfois inaperçus. Surtout, l’originalité de ma démarche consiste à vous proposer un nouveau type de parcours tenant à la fois de la balade et de l’atelier d’écriture, comme cette visite nocturne des Buttes-Chaumont sur les pas des surréalistes.

Deambulat nec perditur

« Se promener c’est végéter. Flâner c’est vivre », écrit Balzac dans sa Physiologie du mariage,  quant Hugo fait dire à Bahorel : « Errer est humain, flâner est parisien » (Les Misérables). Ma devise, Deambulat nec perditur, reprend en la déformant celle de Paris. On déambule sans se perdre – ou quitte à se perdre, selon le principe de la dérive situationniste qui a beaucoup emprunté aux errances surréalistes, bercées par le vent de l’éventuel. L’objectif ? Modifier nos habitudes et aller à la découverte de l’inconnu en transcendant nos trajets quotidiens, au gré du hasard. Pousser une porte, explorer une cour, découvrir les trésors dérobés au regard pour finalement s’imprégner du mystère de la ville… On redécouvre le village de Charonne avec Rousseau, la Montagne Sainte-Geneviève de Balzac, les Buttes-Chaumont d’Aragon et les Halles de Zola – mais aussi le Paris de Jean Rolin ou Gérard Mordillat. On entre de plain-pied dans les clichés de Doisneau ou d’Atget en déchiffrant les inscriptions murales, qu’il s’agisse des silhouettes esquissées par le premier des street artistes ou des collages anti-féminicides.

Textes, images et sons

Outre un nouveau guide de Paris, ce site est à la fois un recueil de textes, d’images, de sons et l’occasion d’aller à la rencontre d’écrivains ou d’artistes ancrés dans leur ville. L’œil et l’oreille y sont sollicités. Vous y trouverez des idées de balades, des aperçus, des portefolios, mais aussi des podcasts recueillant la parole des témoins qui évoquent le passé ou le présent de Pantruche, ce mot d’argot où se confondent à la fois Paris et Pantin. Les photos sont, pour la plupart, les miennes, sauf mention spécifique. Quant aux itinéraires de balades, j’en propose certains, mais d’autres restent, bien sûr, à inventer.

Alors contactez-moi !

Julien Barret,  27 février 2018 (mis à jour le 15 août 2020).

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