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Le PRéàVIE, une ancienne usine du Pré-Saint-Gervais

Publié le 28 avril 2021

Les habitants du Pré-Saint-Gervais, habitués aux anciennes fabriques jalonnant leur ville, connaissent sans doute l’usine « Busso frères – salaisons de la Villette » qui a fermé en 2012. Depuis le début 2019, ce long quadrilatère de 7 000 m2 entre la rue Gabriel-Péri et la rue Danton est investi par le collectif Soukmachines, spécialisé dans l’occupation transitoire de lieux industriels mis à disposition d’artistes ou d’artisans.

Fidèle à son inclination pour les toponymes en forme de calembour, le collectif a rebaptisé le lieu PRéàVIE. Anne-Sophie Levet, responsable des liens avec le public chez Soukmachines, y organise parfois des visites thématiques. Samedi 26 avril 2021, c’était sur le thème de la typographie qu’elle conviait, avec Ellie Cote-Colisson, deux petits groupes de visiteurs à la rencontre de trois artistes, parmi les 230 résidents du lieu :

  • Agathe Bouchavon, la graphiste de Soukmachines, à l’origine de la plupart des affiches et autres productions du collectif, spécialisée dans la création graphique culinaire (Instagram : @hopla_studio).
  • Julie Soudanne, créatrice de caractères typographiques historiques et contemporains, intervenante dans le master Design et Typographie à l’ECV Paris (Instagram : @juliesoudanne).
  • Benjamin Legrain, scénographe, qui fabrique des enseignes lumineuses sur bois et toutes sortes de décors pour les collectifs animant la nuit parisienne (site web : funkisign.com).

L’occasion de parcourir ces 7 000 mètres carrés, avec au sous-sol de grandes salles frigorifiques comparables à celles des Frigos, des ateliers en étage mieux chauffés, sans oublier une terrasse panoramique à la vue impressionnante, qui venait d’être recouverte des inscriptions d’Agathe Bouchavon et Julie Soudanne.

2018 – 2021 : qu’est-ce qui a changé ?

En mai 2018, soit presque an avant l’occupation et la réhabilitation de l’usine de salaisons par Soukmachines, je m’étais rendu sur place pour documenter le chantier de l’ilot Danton, où s’étire aujourd’hui un long jardin municipal. Sur les photos suivantes, on peut observer les différences, à trois ans d’écart, en ce qui concerne aussi bien la façade de l’usine que l’aménagement du jardin.

 

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