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Paris
Depuis toujours, on est de la rive droite ou de la gauche qu’on ne saurait franchir au péril de sa vie ou de son honneur. Il y a les Germanopratins et les Montmartrois, les habitants de Charonne et ceux de Belleville. Sus à ce snobisme typiquement parisien qui divise la ville en clans qui s’égosillent et s’enorgueillissent de leurs petites querelles de chapelles. Paris est grand, Paris est petit, Paris est aussi bien le centre que sa banlieue, timide et parfois confinée dans son intimité.

Rive droite

Montmartre, le Marais, Belleville ou le Parc de la Butte Rouge. La rive droite est vivante. C’était celle des commerçants et de la finance décrite par Balzac, celle de la Bourse et de la Chaussée d’Antin.C’est aussi le Montmartre des touristes et celui des artistes. Le Belleville chinois et maghrébin, celui du street art également. Mais encore les Batignoles, la plaine Monceau et cet immense 16ème aussi méprisé que méconnu des citadins branchés.

Rive gauche

Mouffetard, Saint-Germain ou la Butte aux Cailles… La rive gauche est mythique, c’est là que sous l’empire romain puis au Moyen Age s’implantent les universités. Du Grand Amphithéâtre de la Sorbonne à l’Université Jussieu en passant par le Collège de France, la bien-nommée rue des écoles, avec ses libraires et ses cinémas, en est un axe emblématique. Quel contraste entre le décor rétrofuturiste des Olympiades où s’est implantée une population asiatique dans les année 70, et le très classe 7e qui déploie ses hôtels particuliers entre les Invalides et la Tour Eiffel ! Quant au tranquille 14e, bordé au sud par la Cité universitaire, il semble bien alangui au regard du grouillant 5e sillonné par la rue Mouffetard devenue aujourd’hui plus touristique que titi parigote.

Autour des îles

Avec les découvertes archéologiques récentes, il est aujourd’hui douteux que Lutèce se soit constituée sur les îles de la Seine, qui étaient d’ailleurs bien plus nombreuses il y a 2000 ans qu’aujourd’hui. A l’origine, les Parisii se seraient plutôt implantés à Nanterre. Avec le temps, une myriade d’îles s’est progressivement unifiée en deux îles principales. L’île de la Cité, célèbre pour l’érection de Notre-Dame à sa pointe orientale ou au pont Neuf à sa pointe occidentale, n’a plus grand chose à voir avec ce qu’elle était il y a 2000 ans. En revanche, l’île Saint-Louis est un musée à ciel ouvert, qui témoigne d’une architecture majestueuse du 17e, entre l’hôtel Lambert, bâti par Le Vau en 1642 en bordure du pont de Sully, et la pointe occidentale, rebaptisée place Louis Aragon, qui offre une vue à couper le souffle sur la Seine au coucher du soleil.

Petite Couronne
Ce qu’il est convenu d’appeler la petite couronne regroupe les agglomérations des trois départements mitoyens de Paris, les Hauts-de-Seine (92), la Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94). Les trois autres départements de l’Île-de-France, plus vastes et non mitoyens de Paris, la Seine-et-Marne (77), les Yvelines (78) et l’Essonne (91) constituent ce qu’on appelle la grande couronne.

Si Autour de Paris s’aventure dans cet espace plus lointain, Autour de Paris s’intéresse en particulier aux villes immédiatement limitrophes, qu’on pourrait donc qualifier de « toute petite couronne », qui constituent déjà le Paris de demain.

Pantin, Montreuil, Ivry, Neuilly ou Saint-Ouen feront partie de Paris dans un futur plus ou moins proche, de même que les villages de Beaugrenelle, Charonne ou Belleville lui furent intégrés lors de l’annexion de 1860 – qui vit la capitale doubler de volume en absorbant les neuf derniers arrondissements, du 12e au 20e, troquant sa limite précédente, le mur des Fermiers Généraux, pour les fortifications de Thiers. De la même façon, le 9e, le 10e et le 11e actuels datent de l’élargissement de l’enceinte Charles V, au-delà de laquelle ils se trouvaient, au mur des Fermiers généraux dont le tracé correspond aux lignes aériennes de métro, 2 et 6, en deçà duquel ils sont confinés.

Ces villes où les Parisiens s’aventurent de moins en moins rarement ressemblent souvent aux arrondissements qu’elles prolongent. Pantin a un goût de 19e, Boulogne une touche de 16e, Clichy un air de 17e, Ivry une atmosphère de 13e… Tout cela, bien évidemment, atténué, altéré, modifié. De sorte qu’il serait absurde de concevoir Paris sans prendre en considération cette proche banlieue qui la prolonge et, souvent, l’éclaire.

La Zone

La Zone, c’est cet espace intermédiaire à la lisière entre Paris et sa proche banlieue, qui tire son nom de la « zona non aedificandi » (non constructible) située à côté de l’enceinte fortifiée de Thiers, construite en 1844 et démolie à partir de 1919). La zone était une bande de terre en avant des bastions, constituée du fossé, de la contrescarpe et du glacis, qui mesurait 250 mètres et sur laquelle il était interdit de construire quoi que ce soit. Bidonvilles et campement s’y multiplièrent avant 1919 et jusqu’à la construction du boulevard périphérique dans les années 60.

Le 20e et Montreuil, le 12e et Vincennes, le 18e et Saint-Ouen s’inscrivent dans un même territoire. Les puces (Saint-Ouen, Montreuil ou Vanves), les parcs et jardins attenant aux Maréchaux, les allées bordées de maisons de part et d’autre du périph’, tous ces lieux méritent le détour. Côté Paris, c’est l’atmosphère assez calme des anciens faubourgs. Côté banlieue se découvre un miroir tantôt gris, tantôt vert du Paris des bordures, un peu plus alangui et civil une fois passé le périphérique.

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Les balades ont lieu en petit groupe, de façon à être discret et à se fondre dans le paysage. Le prix par personne dépend du nombre de participants, de la durée et de la nature du parcours.

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