Sélectionner une page

Des abattoirs au parc Georges Brassens

Le parc Georges Brassens est installé depuis 1984 à l’emplacement des abattoirs de Vaugirard, qui occupaient eux-mêmes l’ancien clos des Périchots

C’est sur la place nommée depuis 1990 en hommage au ministre français Jacques Marette (1922-1984), à l’angle de la rue de Cronstadt et de la rue des Morillons, que se situe l’entrée principale du parc Georges Brassens. Cette même entrée était il y a cent ans celle des abattoirs de Vaugirard, à la fois bovins, ovins et chevalins. En 1887, le conseil de Paris avait décidé de supprimer l’abattoir de Grenelle, situé sur l’actuelle place de Breteuil, ainsi qu’un abattoir de porcs entre les boulevards de Vaugirard et Pasteur, pour construire cet abattoir unique de la rive gauche, quand ceux de la rive droite se retrouvaient à la Villette.

En 1894, la construction est confiée à l’architecte Ernest Moreau sur le quadrilatère d’à peu près 10 hectares compris entre les rues des Morillons, de Dantzig, Brancion et la petite ceinture. Ce secteur correspondant à l’ancien vignoble des Périchots était composé de terrains vagues, de cabanes de chiffonniers, de maisons modestes et de commerces.

Ouverts entre 1896 et 1904, les abattoirs cessent leur activité à partir de 1976, avant de fermer définitivement en 1978. Certains éléments du parc Georges Brassens, ouvert en 1984, en gardent la mémoire, notamment le beffroi de la vente à la criée, les portes monumentales et les deux sculptures d’Isidore Bonheur représentant des taureaux grandeur nature.

Sur la photo actuelle, l’entrée du parc est un peu en retrait de celle des abattoirs, dont la grille a disparu. Deux rangées d’arbres ont été plantées de part et d’autre de l’allée ainsi dégagée, bien visible en ce printemps florissant. Détail amusant, les queues des taureaux en fonte semblent avoir été modifiées, puisqu’elles sont aujourd’hui orientées côté parc alors que c’est l’inverse sur la prise de vue ancienne. A l’origine d’ailleurs, Isidore Bonheur avait produit deux taureaux distincts, dont l’un chargeait tête baissée. Les bâtiments encadrant ces sculptures ont été conservés, comme celui qui accueille l’administration du théâtre Monfort, à l’autre bout du jardin, à côté de la rampe par où l’on menait les bêtes déchargées du chemin de fer.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Grand Cinéma Saint-Paul

Le Grand Cinéma Saint-Paul

Saint-Germain-l’Auxerrois et sa mairie

Saint-Germain-l’Auxerrois et sa mairie

Montparnasse : de la gare au centre commercial

Montparnasse : de la gare au centre commercial

Le marché aux fleurs de la Cité

Le marché aux fleurs de la Cité

La libellule d’Hector Guimard porte Dauphine

La libellule d’Hector Guimard porte Dauphine

Le square du Vert-Galant

Le square du Vert-Galant

De l’hôpital Boucicaut à l’écoquartier

De l’hôpital Boucicaut à l’écoquartier

Le Pont de Sully, changeant et éternel

Le Pont de Sully, changeant et éternel

L’église Saint-Pierre-de-Chaillot

L’église Saint-Pierre-de-Chaillot

La rue Saint-Antoine résiste au temps

La rue Saint-Antoine résiste au temps

Une statue de la Liberté en évolution

Une statue de la Liberté en évolution

Le passage du Grand Cerf, abandonné puis rénové

Le passage du Grand Cerf, abandonné puis rénové

La porte de Saint-Cloud, du pavillon d’octroi aux fontaines de la Seine

La porte de Saint-Cloud, du pavillon d’octroi aux fontaines de la Seine

De l’usine électrique au Grand Pavois

De l’usine électrique au Grand Pavois

La Samaritaine, 150 ans d’histoire

La Samaritaine, 150 ans d’histoire

L’avenue Kléber, sa parfumerie, son kiosque et son tabac

L’avenue Kléber, sa parfumerie, son kiosque et son tabac

De la caserne à la ZAC Dupleix

De la caserne à la ZAC Dupleix

Le boulevard du Temple, du cireur aux skateurs

Le boulevard du Temple, du cireur aux skateurs

Sous les piliers du viaduc de Passy

Sous les piliers du viaduc de Passy

Une rue de Longchamp moins animée qu’en 1910

Une rue de Longchamp moins animée qu’en 1910

L’avenue de Breteuil, 114 ans plus tard

L’avenue de Breteuil, 114 ans plus tard

De l’École Universelle à la pépinière d’entreprises

De l’École Universelle à la pépinière d’entreprises

Rue Desnouette, que reste-t-il du vieux Paris ?

Rue Desnouette, que reste-t-il du vieux Paris ?

Le bois de Boulogne, 120 ans après

Le bois de Boulogne, 120 ans après

Du village de Grenelle au quartier Beaugrenelle

Du village de Grenelle au quartier Beaugrenelle

Les Variétés-Parisiennes de la rue de la Croix-Nivert

Les Variétés-Parisiennes de la rue de la Croix-Nivert

De l’Hôtel du chemin de fer au Monop’

De l’Hôtel du chemin de fer au Monop’

De l’Ecole commerciale de la rue Armand Moisant à Novancia

De l’Ecole commerciale de la rue Armand Moisant à Novancia

De l’ancien théâtre de Grenelle au HBM art déco

De l’ancien théâtre de Grenelle au HBM art déco

Que reste-t-il du Château Tremblant, hôtel mythique du canal de l’Ourcq ?

Que reste-t-il du Château Tremblant, hôtel mythique du canal de l’Ourcq ?

La place de Passy traverse le temps

La place de Passy traverse le temps

L’étonnante perspective de la rue Fresnel

L’étonnante perspective de la rue Fresnel

Voyage bucolique au fil de la rue Berton

Voyage bucolique au fil de la rue Berton

Des abattoirs au parc Georges Brassens

Des abattoirs au parc Georges Brassens

Pin It on Pinterest