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La Samaritaine, 150 ans d’histoire

Si la nouvelle façade fait scandale, l’histoire du grand magasin est celle d’une série de modifications architecturales.

S’il y a un projet polémique dans le centre de Paris, c’est bien celui de la nouvelle Samaritaine. Rachetée en 2000 par Louis Vuitton et fermée en 2005, elle rouvrira au 2e trimestre 2020 avec un hôtel, des logements sociaux, une crèche et des magasins. 

L’histoire commence en 1869, quand Ernest Cognacq, un camelot installé sur le pont Neuf, s’associe avec sa fiancée Louise Jaÿ, vendeuse au Bon Marché, pour ouvrir un magasin dans l’arrière-salle d’un café rue de la Monnaie. Progressivement, ils rachètent ce bâtiment qui s’étend jusqu’à la rue de Rivoli, puis en font construire trois autres par les architectes Frantz Jourdain (l’édifice Art nouveau rue de la Monnaie) et Henri Sauvage (le magasin Art déco côté Seine). Le plus important des grands magasins parisiens était né, avec une surface de vente de 48 000 m2.

Qualifié de « rideau de douche » par ses détracteurs, le projet de l’agence japonaise Sanaa recouvre deux bâtiments d’une couche de verre de 25 mètres de haut, suivant une ondulation reprenant le rythme des ouvertures haussmanniennes. Ces travaux s’inscrivent dans l’histoire de réaménagements successifs, faite de « secondes peaux » plus ou moins heureuses. D’ailleurs, le bâtiment le plus ancien, antérieur à 1869, a lui-même subi des transformations qui passent aujourd’hui totalement inaperçues. Sur la carte ancienne, la première version du bâtiment dévoile la décoration de 1904. Sur la vue actuelle, la façade Rivoli a été refaite en 1912 par Frantz Jourdain. Quant à la nouvelle couche de verre ondulé, on l’aperçoit tout à droite de cette même photo.

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