De l’usine électrique au Grand Pavois
A l’extrémité de la rue Lecourbe, l’ancienne usine électrique a été remplacée par un grand ensemble immobilier des années 70, le Grand Pavois.
Vue de l’usine de l’Éclairage Électrique, carte postale d’environ 1900 © SHA15e.
Vue de l’usine de l’Éclairage Électrique, carte postale d’environ 1900 © SHA15e.
Au 354-362 rue Lecourbe, on ne peut manquer le Grand Pavois, l’un des plus grands ensembles immobiliers de Paris, construit par les architectes Fayeton et Hébert entre 1969 et 1971. Cette appellation fait référence à la forme de l’édifice, car dans le vocabulaire de la marine, un grand pavois désigne un étendage de pavillons reliés de l’avant à l’arrière d’un bateau à quai. Soient deux bâtiments qui s’entrecroisent : l’un, elliptique, de quatre étages, l’autre, de seize étages, en forme de boomerang.
L’immeuble compte plus de six cents appartements, une galerie commerciale et un jardin intérieur ouvert au public. Sans oublier ce fameux cinéma d’art et essai fermé en 2007, qui attirait une clientèle venue de très loin pour voir des films cultes. Par la multiplicité des services qu’il réunit (station-service, supermarché, pharmacie et cabinets de professions libérales), l’ensemble peut faire penser à une ville miniature.
Se souvient-on que l’usine Alsthom se tenait ici même en 1967 ? Avec son extension de l’autre côté de la rue Lecourbe, le site couvrait 28 000 mètres carrés. Cette entreprise était née d‘une succession de fusions et de filialisations : installée au 250 rue Lecourbe depuis 1890, la société L’Éclairage Électrique est transférée au 364 en 1899, où elle occupe tout le quadrilatère de l’actuel Grand Pavois.
En 1918, elle est absorbée par Thomson et se spécialise dans le matériel électrique de moyenne puissance, basse et haute tension, les moteurs Diesel, le montage des tableaux et armoires. En 1928, Thomson fusionne avec l’Alsacienne de constructions mécaniques pour constituer Alsthom. L’usine a notamment fabriqué le premier alternateur de 30 000 volts pour l’Exposition universelle de 1900, le premier équipement de traction électropneumatique pour les chemins de fer de l’État (1923) et le premier moteur Diesel de propulsion de navire (1930).















































C’est ici que ma grand-mère a travaillé presque toute sa vie; elle est partie à la retraite en 1953 ou 1954: quand je la questionnait -j’avais 7 ans – elle disait qu’elle plongeait des pièces de métal dans de l’acide et que c’est pour cette raison que ses cheveux blancs avaient jauni; de Vanves, nous allions de temps en temps à pied chercher du « petit bois » pour allumer la cuisinière à charbon, l’hiver; je me souviens aussi que le Comité d’Entreprise offrait des cadeaux pour la fête des mères et Noël!
Elle aimait bien me parler de son collègue le plus proche qui l’aidait à porter de lourdes caisses , il était algérien et les ouvriers le surnommaient « Moustache »
J’étais une petite fille et j’étais impressionnée par tous ces femmes et hommes à l’heure de la sortie que j’ai vue quelques fois: le grand flot des travailleurs !
Merci pour ces souvenirs émouvants et si bien contés !
C’est dans cet usine : Alsthom ( Alsace/ Thomson) que mon père Mr Robert d’Almeida né le 6 février 1928 à
Saint-Quentin ( Aisne) fit des stages intensifs pour devenir Chef d’Atelier chez Alsthom-Atlantique ( Unelec) à Harly ( Aisne) Bâtiment C , Fabrication de Disjoncteur DT100 .